Mes Promenades Culturelles : Le Blog !

Petit mémo : Où trouver mon livre ?

FrénégondeJe laisse ce message épinglé en tête de liste. Pour les têtes en l'air, je précise que les autres messages vont se placer au-dessous de celui-ci. :wink:

 

Vous êtes nombreux à me demander où acheter mon livre et si le format numérique existe. Voici les réponses à vos questions :

- Pour le format papier, vous pouvez l'acheter, sur le net, soit sur le site de mon éditeur, soit sur de nombreuses autres plateformes. Il suffit de taper les références sur Google  pour se rendre compte que beaucoup de librairies en ligne le possèdent. Comme pour mon premier livre, la Fnac et Amazon sont les plus longs à le mettre en vente (entre trois semaines et un mois...). J'ai prévenu le diffuseur. Mais vous pouvez déjà le feuilleter sur ces mêmes sites.

Si vous voulez l'acheter en librairie, c'est également possible. Il suffit de le commander.

- Pour le format numérique, la Fnac, Amazon et bon nombre d'autres sites le vendent aussi. Là encore, une petite recherche Google et vous choisissez celui qui vous convient.

 

Voilà, je pense avoir répondu à toutes les questions. Encore un grand merci à tous ceux qui me soutiennent. 

 

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lundi 26 septembre 2016

Les lieux énoncés dans "Frénégonde" : Alzey

Frénégonde''             

« Février 1135. Alzey, petit bourg du palatinat du Rhin, se réveille tranquillement (...) »

 

Alzey

Extrait de la carte Michelin

L'Histoire d'Alzey commence dès le néolithique où l'on a des traces de premiers peuplements. Le nom pourrait provenir d'Altiaia, d'origine celtique.

D'après Le Manuel des Voyageurs sur le Rhin (1831), d'Aloys Wilhelm Schreiber (traduit par l'Abbé Henry), Alzey est une ville dans laquelle on a également retrouvé les traces des Romains (autels, débris de colonnes, inscriptions latines). Il s'agit donc d'une ville qui a du vécu.

Si je n'ai rien, à ce jour, m'indiquant à quoi ressemblait exactement le bourg au Moyen Âge, voici une gravure du XVIIe siècle permettant de se faire, déjà, une petite idée de son évolution.

 

Altzey_merian_1645Gravure sur cuivre de Matthäus Merian (1645)

 

 

À l'heure actuelle, Alzey compte pratiquement 18 000 habitants. Voici des photos prises par mes soins en 2012. Je vous rappelle que vous pouvez en voir d'autres sur mon site.

 

 

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L'Histoire d'Alzey (pour les germanistes)

 

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La rue m'ayant inspiré la fameuse ruelle où se passe l'agression

 

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Une des églises

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On devine une inscription bien ancienne...

 

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La porte m'ayant inspiré celle des gardes.

 

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Une autre église (il y en avait 7, dans Alzey, au Moyen Âge)

 

place Alzey

La Place (qui m'a inspiré la fameuse "Place aux ormes" du roman)

 

rue pharmacie''

Petit clin d'œil à Frénégonde : son échoppe a bien évolué !

 

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dimanche 25 septembre 2016

Ma promotion dans le magazine Cocon

couverture

 

Vous ne connaissez pas le magazine Cocon ? C'est que vous n'êtes pas inscrit(e)s sur le site de Roxane Marie Galliez !  Allez donc vous abonner à sa petite lettre (et revenez ici pour lire la suite de ce billet).

Roxane Marie m'a fait la surprise d'inclure ma promo et sa critique de Frénégonde dans le N°2. Et, comme à son habitude, elle a fait cela avec toute la générosité qui la caractérise. Voici son texte :

 

Après un essai sur « La maladie et la Foi au Moyen Âge, d'après les Miracles de Nostre Dame de Gautier de Coinci », Lydia Bonnaventure nous livre ici un roman historique passionnant.

« Février 1135. Alzey, petit bourg du palatinat du Rhin, se réveille tranquillement. Frénégonde, la dame apothicaire, ouvre son échoppe comme tous les matins. Mais celui-ci n'est pas comme les autres. Tout commence par une visite impromptue, puis un vol, une agression... pour finir par un assassinat. Impliquée dans toute cette affaire contre son gré, Frénégonde va devoir mener l'enquête auprès de Thibald, l'officier. Mais le caractère bien trempé de cette dernière n'est pas toujours compatible avec celui-ci...
Qu'importe, elle va avancer tête baissée dans cette histoire qui va l'amener à découvrir de mystérieux secrets de famille, à commencer par son lien avec Hildegarde… »
(Présentation de l’éditeur)

Ici, il ne s’agit pas directement de Hildegarde de Bingen, religieuse et grande figure de son époque, mais de l’une de ses soeurs, imaginée par Lydia Bonnaventure, Frénégonde. Une Frénégonde instruite, et à la forte personnalité :

« C’ÉTAIT UNE FEMME GAILLARDE, SOLIDE, QUELQUE PEU ROUGEAUDE ET, AUX DIRES DE CERTAINES MAUVAISES LANGUES, LÉGÈREMENT MAL EMBOUCHÉE À SES HEURES PERDUES »

Si ce roman est une fiction, L’auteur a fait un important travail de recherches historiques en travaillant sur les textes d’époque et en se rendant sur les lieux de vie de la célèbre religieuse (des photos à découvrir sur le site de l’auteur !).

Il en ressort un roman que l’on ne peut refermer après l’avoir commencé, un roman à l’écriture juste , et aux personnages idéalement caractérisés, un roman qui nous transporte au Moyen-Âge dès les premières lignes, et l’on s’attache à cette héroïne hors du commun, qui nous ferait presque oublier sa célèbre soeur, Hildegarde.

Lydia Bonnaventure semble venir d’un autre temps, comme si une partie d’elle, en esprit assurément, était toujours en voyage, quelques centaines d’années en arrière. Dans ses mots, on sent les épices de l’apothicaire, les bruits de la ville et les robes qui se froissent sous les pas. On devine le bonheur qu’elle a ressenti à l’écriture par cette évasion, et on lui sait gré de nous partager, pour un moment, ces belles heures.

Elle nous emmène dans son monde, comme un guide, avec sa générosité, ses grandes connaissances et son humilité. On la suit alors, comme on suivrait une vieille amie des temps oubliés, s’immergeant avec elle dans la danse du passé. Et l’on se prend à rêver, avec elle, que Frénégonde, ait réellement existé.

J'ai fait partie des invité(e)s pour le lancement de ce magazine. MAGAZINE DU BLOG - Couv 

 

Roxane Marie, encore un très très grand merci et longue vie à Cocon

Si vous voulez lire le magazine et le recevoir lors de sa sortie, n'hésitez plus et filez vous abonner (oui, je sais, je me répète !)

 

 

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samedi 17 septembre 2016

Grand Hôtel du merdier - Guy Sembic

 

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Vous l'aurez deviné, il est inutile de chercher cet hôtel sur une carte ! Ceci dit, vu le titre, je crois qu'on peut encore préférer aller poser ses valises à l'Auberge Rouge !!!

Ce roman est... comment dire... à la fois atypique et extraordinaire. Il ne rentre dans aucune case et, si vous connaissez un peu son auteur, cela ne vous étonnera guère. Je vous propose d'ailleurs, histoire d'aller faire un peu connaissance avec ce dur au coeur tendre, d'aller flâner sur son blog et son forum.

Le style de l'auteur tient à la fois de Lautréamont et de Céline. La plume peut être aussi acerbe, virulente, que poétique. Quant à la trame de l'histoire, elle m'a fait penser un peu aux Lettres Persanes de Montesquieu. Je veux dire par là qu'il s'agit de personnages complètement inventés (trois ici, Zébu, Krem et Pou, des « Coccinialbulles »), parfois loufoques, mais souvent lucides. Ces derniers sont là non pas juste pour amuser le lecteur. Il y a une véritable réflexion sur la société. C'est en cela qu'ils me font penser à Rika et Usbek.

Je le disais, si Guy Sembic a tendance à vociférer, il peut aussi laisser aller sa plume et changer radicalement de style en employant de la poésie. Son cœur est, selon son expression favorite, « grand comme un cosmos ». Son analyse est toujours fine. Il s'attache aux visages, les yeux de l'âme. Vous remarquerez d'ailleurs, en lisant son texte, que le terme revient souvent. Il défend les plus faibles, les plus désœuvrés, en Robin des Bois du stylo, quitte à en ébouriffer plus d'un à travers un langage peu conventionnel.

En tous les cas, voici un texte qui ne peut pas laisser indifférent !

 

 

Extrait :

 

Au pied du cube des Coccinialbulles, sur un trottoir de vase vitrifiée cheminait un couple de retraités. C’était l’opulent monsieur Dupin, avec sa petite sacoche en cuir de vache en bandoulière et son beau pantalon à la papa au pli impeccable, suivi de sa Dupine bien enveloppée dans son bel imper fourré de très bonne coupe. Un petit chien frétillant à poils ras, quéquette en érection, trottinait hardiment et se précipitait dans les jambes encore bien galbées malgré son âge, de sa Dupine de maîtresse. Haletant, suffoquant, couinant, jappant et se tortillant en une transe de goret ivre, le petit toutou se dressa sur ses pattes arrière, déglutit son régal subit dans un spasme violent et contracté, frottant sa quéquette sur le bas du bel imper. Et la Dupine, dont l’élégance venait de ravir le jeune chiot, imperturbable, murée dans un silence aussi complice qu’outré, imagina le sourire narquois de la teinturière qui, inévitablement, ne manquerait pas de s’enquérir de cette coulure suspecte au bas du vêtement.

« Eh, t’as vu, Zébu, ces pépère et mémère endimanchés, sur le trottoir, en bas, avec leur petit toutou de cirque ? » s’écria Pou, encore en bandaison et le froc en accordéon.

 

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mercredi 14 septembre 2016

Prenez l'habitude...

... d'aller voir s'il n'y a pas de réponses dans les commentaires que vous laissez. Il peut arriver qu'il y ait des bugs et il y en a eu un sacré paquet ces temps-ci chez Canalblog. Peut-être que certains d'entre vous ne reçoivent plus les notifications par mail leur indiquant une réponse ou un nouveau billet.

Cela évitera que l'on me pose plusieurs fois les mêmes questions sur des billets différents en me faisant comprendre que je ne réponds pas...  alors que je mets toujours un point d'honneur, justement, à répondre à tout le monde !

 

Merci !

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mardi 13 septembre 2016

Masse critique revient !

sans-titre

 

RDV demain, mercredi 14/09/2016, dès 7h, sur Babelio !

 

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lundi 12 septembre 2016

Les lieux énoncés dans "Frénégonde"

 

Frénégonde''''''

De temps en temps, je distillerai quelques informations sur les différents lieux que j'ai décrits dans le roman, lieux qui existent bel et bien et que j'ai eu la chance de pouvoir visiter. Vous pouvez bien sûr, et je le rappelle, voir déjà quelques photos, prises par mes soins, sur mon site. Cliquez ici.

 

 

Commençons avec le bourg nommé dès la quatrième de couverture, Alzey. J'aurai l'occasion, dans un prochain billet, de vous parler de cette petite ville qui s'est enrichie au fil des années et qui abrite, actuellement, plus de 17 000 habitants ! Mais je voulais revenir aujourd'hui sur un détail dont je parle dès les premières pages : la fontaine. Voici celle qui a permis à mon imagination de la situer près de l'échoppe de Frénégonde :

 

(...) un fracas retentissant à en faire sursauter les personnages gravés sur le socle de la fontaine, un chevalier et son vassal (...) Page 12

IMG_0151© L.B

 

IMG_0150© L.B

 

Comment ? Vous n'avez toujours pas votre exemplaire ? Cliquez vite ici pour vous l'offrir ! (Fuyez Amazon ou la Fnac si vous voulez le livre papier. Le premier ne vous expédiera le livre qu'au bout de deux mois ; le deuxième vous fera espérer et, au bout de 15 jours, vous enverra un courrier pour vous dire que l'article est indisponible). Alors que mon éditeur, lui, vous enverra sous quelques jours le roman, sans aucun problème.

 

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samedi 10 septembre 2016

Les remèdes du Moyen Âge - Michèle Bilimoff

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Mais pourquoi, oui, pourquoi n'ai-je découvert cet admirable ouvrage que maintenant ? Alors que j'en aurais bien eu besoin lorsque j'écrivais Frénégonde ! Mais comme le dit le dicton, mieux vaut tard que jamais et croyez-moi, il va bien me servir pour la suite.

Ce livre est une somme d'érudition et je salue l'énorme travail de Michèle Bilimoff ainsi que son talent pour mettre au service de tous ses recherches sur les remèdes préconisés dans la médecine médiévale. Même si l'on n'y travaille pas spécialement dessus, juste par curiosité, on apprend énormément de choses. De plus, le livre en lui-même est beau : papier glacé, richesse des illustrations et des explications...

Bref, dois-je préciser que ce dernier m'a emballée et qu'il va rester pendant un bon moment sur ma table de chevet ?

 

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jeudi 8 septembre 2016

Poulet au vinaigre - Claude Chabrol

 

poulet vinaigre

 

Ceci n'est pas une recette de cuisine ! Vous allez dire que je regarde pas mal de films de Chabrol en ce moment, ce qui n'est pas faux. J'aime beaucoup ce réalisateur qui a le don pour créer une atmosphère en s'inspirant de faits réels ou de choses de la vie quotidienne. Ici, il s'agit des escroqueries d'un promoteur immobilier. On connaît bien cela, n'est-ce pas ? Ce polar a beau dater de 1985, les magouilles sont bien là encore aujourd'hui.

L'inspecteur Lavardin, joué par Jean Poiret, fabuleux dans ce rôle, enquête sur la mort d'un boucher dans un accident de voiture. Cela le conduit à la famille Cuno. Le jeune Louis, facteur, vit avec sa mère qui n'a pas toute sa tête. Lavardin découvre qu'ils sont harcelés par des promoteurs immobiliers qui veulent les déloger. La bourgeoisie locale est impliquée.

Encore une fois, Chabrol a employé tout son talent à mettre en relief les "petites gens". L'inspecteur aux réparties cinglantes et aux manies peu courantes (il se nourrit d'œufs au plat avec du paprika) apporte une intensité au film.

Bref, si vous ne l'avez pas encore vu, n'hésitez pas ! Et si tel n'est pas le cas, vous en reprendrez bien un morceau !

 

 

 

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mardi 6 septembre 2016

Ne le dis à personne - Guillaume Canet

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Je n’ai pas lu le livre de Harlan Coben. J’ai donc regardé le film éponyme (et tiré du roman) de Guillaume Canet avec un regard tout à fait neuf sur l’histoire.

Alex a vu, ou plutôt entendu, le meurtre de sa femme, Margot. Blessé lui-même en voulant lui porter secours, il ne se remet pas, moralement parlant, et n’a toujours pas fait le deuil. Mais voilà que huit ans plus tard, il reçoit un mail de cette dernière…

Un bon thriller, assez palpitant, même si j’ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux. Mais le spectateur vibre en même temps qu’Alex, incarné par François Cluzet, oscillant entre victime et coupable. Jusqu’au bout, le doute est maintenu. Je pense que je vais lire le livre à présent ! Il paraît qu’il est plutôt éloigné du film.

 

 

 

 

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dimanche 4 septembre 2016

Merlin : Jambon et tartine - J. Sfar et J-L Munuera

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Merlin, grand personnage légendaire, est connu pour être le magicien de la fameuse quête du Graal. Nombreux sont les livres retraçant ses exploits. En revanche, peu s’attardent sur son enfance… et pour cause ! On ne sait pas énormément de choses sur celle-ci. L’occasion était donc toute trouvée pour l’inventer. Et quoi de mieux que de le faire en bande dessinée !

Quelle riche idée ont eu là Joann Sfar et José-Luis Munuera ! Merlin est une sorte de gnome qui tente de s’adonner à la magie, sans grand succès. Il est la risée de ses camarades. Pour leur montrer ses pouvoirs et son courage, il décide d’aller dans la forêt mystérieuse, noire, sauvage. Mais auparavant, il va rencontrer un cochon qui parle, Jambon, qui est en fait un prince ayant subi les foudres d’une sorcière. Ces deux-là vont également faire la connaissance de l’ogre Tartine, appelé ainsi car il mange ainsi ces proies.

J’ai passé un très bon moment avec ce premier tome. N’hésitez pas ! De mon côté, j’avais le sourire de bout en bout.

 

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vendredi 2 septembre 2016

Carmen Cru (Tome 3) : Vie et Mœurs - Lelong

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J’ai eu une soudaine envie de continuer à lire les albums de Carmen Cru en voyant une personne âgée agir de façon identique. Même démarche ce jour-là et, surtout, même répartie. Le genre de formules qui vous laisse sur le popotin ; cette impression que passés les 80 ans, l’éducation prend la poudre d’escampette. Tout leur est dû. Essayez de les aider et elles vous disent qu’elles peuvent faire sans vous, non, mais, quand même (épisode de la bibliothèque ici) ! Ne les aidez pas et vous êtes un galapiat mal élevé pas fichu de rendre service à une personne âgée (épisode du terrassier). Et les voilà parties sur leur thème préféré : la jeunesse n’est plus ce qu’elle était… Ma pauv’dame, moi, à cet âge-là… et gna gna gna…

Ai-je bien résumé la situation ? Eh bien ! Lelong a tout condensé dans le personnage de Carmen. Et croyez-moi, je le répète, bien qu’à peine exagérées, ces situations peuvent exister. Bien sûr, tous les « seniors » ne sont pas comme ça, heureusement d’ailleurs. Cependant, en regardant bien, il y en a toujours un ou deux dans notre entourage… ou en passe de le devenir !

J’avoue aimer le personnage de Carmen, vieille teigne vivant dans une bicoque brinquebalante, n’ayant pour seule compagnie qu’un chat. Ceci dit, je l’apprécie à l’état virtuel, un peu comme la Tatie Danielle de Chatiliez. Et je ne peux m’empêcher de me dire que l’un ou l’autre ont dû s’inspirer de vieilles dames proches pour les décrire aussi bien.

 

Source image

©Fluide glacial édition 2014.

 

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mercredi 31 août 2016

L'Histoire interdite - Franck Ferrand

Ferrand

 

Avec un titre pareil, vous comprendrez aisément pourquoi j’ai sauté sur ce livre trouvé chez mon libraire préféré.

Franck Ferrand s’intéresse ici à cinq histoires dont nous pensons tout connaître, cinq événements que nous avons classés dans nos mémoires, persuadés, comme nous pouvons l’être parfois, d’en détenir toute la connaissance. Pourquoi cinq ? L’Historien explique dans son prologue qu’il préfère étudier et nous livrer peu de controverses, mais en apporter toutes les preuves, les sources et, surtout, en être convaincu, plutôt que d’établir une longue liste sans faire un travail d’investigation auparavant.

Ainsi, les thèmes sont :

-        Le lieu exact d’Alésia.

-        Jeanne d’Arc a-t-elle été instrumentalisée ?

-        Molière a-t-il exploité Corneille ?

-        Qui se trouve dans le tombeau de Napoléon ?

-        L’affaire Dreyfus.

Force est de constater que l’auteur est convaincant ! Comment ne pas l’être d’ailleurs devant les arguments, les preuves de ce qu’il avance ? Moi-même, je souriais en coin en voyant qu’on avait droit à une énième polémique avec Molière. Et je dois bien avouer qu’on ne touche pas impunément à mon Jean-Baptiste Poquelin ! Pourtant, là, je rends les armes et me range du côté de Monsieur Ferrand. J’avais déjà lu, du même auteur, Au cœur de l’Histoire, que j’avais apprécié. Je ne peux que vous conseiller également celui-ci.

 

Extrait :

 

« Car les pièces signées Molière regorgent de références parfois très élevées ; ainsi Dom Juan recèle-t-il quantité d’allusions à L’Introduction à la vie dévote de saint François de Sales — un François de Sales dont aucune édition, bien entendu, n’apparaîtra dans l’inventaire de la maigre bibliothèque de Jean-Baptiste…

Faut-il préciser que Pierre Corneille, en revanche, avait lui-même traduit L’Introduction à la vie dévote ? Et cela, pas plus tard que l’année précédant la première de Dom Juan…» (P124-125)

 

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lundi 29 août 2016

La Saga des Grégoire (tome 1) — André Mathieu

saga grégoire 01

 

Et allez, encore une saga québécoise ! me direz-vous. Je plaide coupable. Mais que voulez-vous, ces vies rudes et sauvages, ces paysages qui ne le sont pas moins doivent certainement aviver en moi un côté aventurier que je ne connaissais pas et qui restera somme toute virtuel. Il ne faut pas abuser non plus, je ne suis pas Indiana Jones en jupette. D’autant plus que ce qui m’intéresse, c’est que l’histoire se passe à la fin du XIXe siècle.

J’avoue avoir eu un peu de mal au départ, car il y a pléthore de personnages qui apparaissent d’un coup. Il faut dire aussi qu’en ce temps-là, les fratries étaient nombreuses. Mais une fois qu’on a mis une étiquette familiale sur chacun, il n’y a plus aucun problème. D’ailleurs, comme souvent, j’ai avalé ce bouquin en deux temps (ou plutôt deux clics sur ma liseuse) trois mouvements (de paupières).

J’ai suivi, ainsi, l’histoire de la famille d’Édouard Allaire, fou amoureux de sa femme qui mourra prématurément, comme souvent à cette époque, non sans lui laisser quelques beaux enfants. À travers ces derniers, on peut suivre l’installation dans une contrée où tout est à faire, à construire, à commencer par l’église. Édouard et ses filles tiendront un magasin général, âme du « rang ».

Si vous avez envie de vous évader un peu tout en apprenant des choses, n’hésitez plus ! De mon côté, je file attaquer le deuxième tome.

 

 

Extrait :

 

On était au cœur d’un sérieux redoux qui durait depuis l’avant-veille. Pétronille s’était levée avec plus de difficulté que les matins précédents. Il rôdait en son for intérieur le sentiment que ce serait jour d’accouchement pour elle.

La première fois, à la naissance de son aîné Joseph-Édouard, seize mois plus tôt, les événements lui avaient arrangé une surprise contrariante : le nouveau-né s’était présenté quelques jours avant son temps sans pour autant être considéré comme un prématuré. Un peu plus et personne n’aurait été là pour assister la mère. Une voisine s’était improvisée sage-femme à la dernière minute. Par bonheur, rien de désastreux n’était survenu et l’enfant avait survécu bien en santé tout comme il l’était encore à son âge de près d’un an et demi maintenant. Un fils qui faisait la joie de son père. Et sa fierté. Et au contraire de Pétronille, l’homme ne se retenait pas de le montrer en s’amusant avec le bébé et en lui apprenant des petites choses que d’autres de son âge sauraient moins vite. Mais la jeune femme, maintenant âgée de vingt-quatre ans, croyait qu’il faisait partie intégrante de son devoir de masquer ses sentiments à l’endroit des enfants et c’est ainsi qu’elle obtenait bien moins de regards joyeux de la part de Joseph-Édouard que son mari n’en tirait.

 

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samedi 27 août 2016

Saint Amour - Benoît Delépine, Gustave Kervern

 

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Bruno est au Salon de l’agriculture, comme chaque année avec son père, Jean, éleveur. Il a une fâcheuse tendance à « lever le coude » et fait sa route des vins directement dans le Salon. Il s’interroge sur l’avenir de la filière bovine et préférerait travailler comme vendeur chez Jardiland. Jean, qui vient de perdre son épouse, voudrait à tout prix que son fils reprenne en main la ferme familiale. Il se laisse tout le temps du séjour pour le convaincre. Il continue à téléphoner sur le portable de sa femme décédée pour tout lui expliquer et se donner du courage. Il doit participer à un concours en Bourgogne. Il prend donc un taxi, avec Bruno. Le chauffeur, Mike, va se retrouver embarqué dans un road-movie effréné.

J’ai vraiment aimé ce film dans lequel Bruno et Jean n’osent pas vraiment se dire les choses par pudeur, par respect l’un de l’autre. On sent la souffrance du jeune agriculteur, mais également la blessure du père qui adorait sa femme par-dessus tout et qui se retrouve à gérer les esclandres de son fils aviné et l’avenir de ce dernier.

On rit, on sourit, on a le cœur serré... On passe par toute la palette des sentiments. Le trio Poelvoorde/Depardieu/Lacoste fonctionne très bien. Quant à Houellebecq, il est fabuleux dans son petit rôle de propriétaire d’une maison d’hôte.

Regardez-le si vous voulez passer 1 h 40 de bon temps !

 

 

 

 

 

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